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Sylvain Bogeat, Président de Métropoles 50, et Nicolas Joly, Directeur général d'Icade, étaient sur le plateau de BiTV/CoStar News.

Photo du rédacteur: Sylvain Bogeat
Sylvain Bogeat
13 sept.
3 min de lecture




Sylvain Bogeat, Président de Métropoles 50, et Nicolas Joly, Directeur général d'Icade, étaient sur le plateau de BiTV/CoStar News.


L'occasion d'échanger avec nos invités sur plusieurs sujets : 👉 Icade vient de publier un ouvrage prospectif qui imagine la ville à l'horizon 2050, et Sylvain Bogeat porte cette réflexion au sein de Métropoles 50. À quoi ressemblera concrètement la ville de 2050, si l'on prend en compte les impératifs climatiques, démographiques et le zéro artificialisation nette (ZAN) ? 👉 Pour un grand acteur foncier et développeur comme Icade, comment ces scénarios prospectifs se traduisent-ils concrètement, dès aujourd'hui, dans les arbitrages d'investissement, le recyclage des actifs et les modes constructifs ? 👉 S'il fallait retenir un seul chantier prioritaire à engager d'ici la fin de cette décennie pour réussir cette transition à 2050, quel serait-il ? Réponse à toutes ces questions avec nos invités dans ce Côté Innovation sur le plateau de BiTV/CoStar News.




Synthèse – Quelle ville pour 2050 ?

Échange entre Sylvain Bogeat, président de Métropoles 50, et Nicolas Joly, directeur général d’Icade – SIBCA 2026

1. Une ville habitable, mixte et durable

La ville de 2050 devra avant tout être habitable et habitée, en répondant aux défis démographiques, environnementaux et aux évolutions des usages. Elle devra remplir ses fonctions essentielles : accueillir les habitants, les protéger et leur permettre de s’épanouir. Le logement sera central, car la décohabitation entraîne une multiplication des petits ménages, tandis que le vieillissement de la population et l’intensification des canicules imposent de mieux protéger les personnes. Parallèlement, le télétravail et le commerce en ligne transforment les pratiques urbaines et obligent à repenser les fonctions de la ville.

2. Transformer l’existant plutôt que construire sur des terrains vierges

Pour Nicolas Joly, la ville de 2050 est déjà largement là : 80 % de la ville future correspond à la ville existante. L’enjeu majeur consiste donc à transformer le patrimoine bâti plutôt qu’à privilégier systématiquement les constructions neuves sur des terrains vierges.

Icade illustre cette évolution à travers plusieurs opérations :

  • La reconversion de bureaux en logements, notamment à Lyon, Bordeaux et en Île-de-France.

  • La transformation des entrées de ville commerciales, en concertation avec les élus, les habitants et les opérateurs déjà présents.

  • Le recyclage des friches et du patrimoine existant, comme le projet développé à Versailles sur une ancienne caserne.

Cette stratégie répond aux enjeux de sobriété foncière et de transformation urbaine. Le logement apparaît comme un élément structurant, autour duquel peuvent s’organiser les autres développements et besoins des habitants.

3. Mieux collaborer pour accélérer la transition

Interrogés sur la priorité à engager d’ici la fin de la décennie, les deux intervenants insistent sur la nécessité de renforcer la collaboration entre les acteurs de la filière. La transformation urbaine se heurte à des finances publiques contraintes et à une complexité technique croissante, liée notamment aux normes et aux exigences de construction.

Il devient donc nécessaire de mieux intégrer la chaîne de valeur, à travers des partenariats plus poussés et une coopération renforcée entre les différents intervenants, aussi bien au sein de la filière qu’entre les acteurs d’un même territoire.

4. Passer des constats à l’action

Pour Sylvain Bogeat, les diagnostics et la prise de conscience sont désormais bien établis. La priorité est de passer à une phase opérationnelle et de transformer la ville à grande échelle. Les mandats locaux, qui s’ouvrent sur des périodes de sept ans, constituent un horizon concret pour engager cette transition.

Conclusion

La ville de 2050 se construira principalement par la transformation de l’existant, avec le logement comme élément central, une meilleure prise en compte des besoins des habitants et une ville plus mixte et durable. La réussite de cette évolution dépendra autant des choix immobiliers et fonciers que de la capacité des acteurs publics et privés à travailler ensemble.

Le message essentiel : les constats sont connus ; il faut désormais coopérer davantage et passer à l’action pour transformer concrètement la ville à l’échelle nécessaire.




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